Gand, troisième ville de Belgique et joyau de la Flandre orientale, possède un patrimoine artistique exceptionnel. Capitale médiévale prospère, centre de la Renaissance flamande, ville industrielle au XIXe siècle : chaque époque a laissé son empreinte dans les intérieurs gantois. Chez Baert Antiquités, nous intervenons régulièrement à Gand pour expertiser, acheter et conseiller les amateurs d’antiquités. Ce guide vous révèle les particularités du marché gantois, ce que recherchent les collectionneurs locaux, et comment valoriser le patrimoine mobilier de cette ville d’art.
Gand : une ville forgée par l’art et le commerce
L’âge d’or médiéval et la Renaissance
Au Moyen Âge, Gand rivalise avec Paris en puissance économique. Le commerce du drap enrichit considérablement la ville. Cette prospérité se traduit par une production artistique intense : architecture gothique flamboyante, sculptures religieuses, tapisseries précieuses.
La Renaissance flamande trouve à Gand un terrain fertile. Les frères Van Eyck, dont le célèbre retable de l’Agneau mystique (1432) trône dans la cathédrale Saint-Bavon, incarnent le génie pictural flamand. Cette tradition se perpétue aux XVIe et XVIIe siècles avec des peintres, sculpteurs et artisans de grand talent.
Les intérieurs gantois de cette époque reflètent la richesse des marchands et patriciens : coffres sculptés en chêne massif, tapisseries murales, vaisselle en étain ou argent, peintures religieuses ou portraits de famille.
Le XVIIIe siècle : raffinement bourgeois
Au XVIIIe siècle, Gand connaît un renouveau économique. L’aristocratie et la haute bourgeoisie adoptent les styles internationaux tout en conservant une identité flamande marquée.
Le mobilier gantois du XVIIIe siècle se distingue par :
- Une préférence pour le chêne massif, essence locale, plutôt que les bois exotiques français
- Des formes robustes et généreuses, moins élancées que le style parisien
- Une décoration sculptée maîtrisée, sans excès rococo
- Des proportions imposantes adaptées aux vastes demeures patriciennes
Les armoires (« kasten »), commodes, tables et sièges produits à Gand circulaient dans toute la Flandre orientale. Aujourd’hui, ces pièces sont recherchées pour leur qualité de fabrication et leur caractère authentiquement flamand.
Le XIXe siècle industriel
Gand devient au XIXe siècle la « Manchester belge », pionnier de l’industrialisation textile sur le continent. Cette révolution industrielle crée une nouvelle classe d’entrepreneurs fortunés qui aspirent au confort bourgeois.
Le mobilier gantois du XIXe reflète cette prospérité :
- Meubles massifs en acajou ou noyer, dans les styles Louis XV, Louis XVI ou Renaissance revisite
- Profusion décorative : marqueterie, bronzes dorés, marbres
- Mobilier d’apparat pour les salons de réception
- Bibliothèques imposantes pour les collections de livres
Les ateliers d’ébénisterie gantois emploient des dizaines d’artisans. Certains ébénistes locaux signent leurs créations, ajoutant aujourd’hui de la valeur à ces pièces.
Le XXe siècle : entre tradition et modernité
Le XXe siècle voit Gand osciller entre conservation de son patrimoine et modernisation. L’Art nouveau et l’Art déco trouvent quelques échos dans l’architecture et les arts décoratifs gantois, bien que de manière plus discrète qu’à Bruxelles.
Après 1950, comme partout en Europe, le mobilier ancien est progressivement remplacé par du mobilier contemporain. Beaucoup de pièces XVIIIe et XIXe quittent alors les maisons gantoises pour être vendues, dispersées ou malheureusement détruites.
Depuis les années 1990, on observe un regain d’intérêt pour le patrimoine mobilier local. Les Gantois redécouvrent et valorisent les meubles, tableaux et objets qui racontent l’histoire de leur ville.
Les spécificités du mobilier gantois
Les armoires flamandes (kasten)
Les grandes armoires en chêne massif, appelées « kasten » en néerlandais, constituent la pièce maîtresse du mobilier flamand traditionnel.
Caractéristiques des kasten gantoises :
- Deux ou quatre portes à panneaux moulurés
- Corniche saillante sculptée
- Pieds en boule ou en griffes
- Ferrures en fer forgé d’origine
- Chêne massif patiné par le temps
- Intérieur souvent compartimenté avec tiroirs et étagères
Les kasten du XVIIe et XVIIIe siècles atteignent souvent 2 mètres de hauteur et autant de largeur. Leur présence imposante domine l’espace. Malgré leur taille, elles sont aujourd’hui très recherchées, notamment pour être intégrées dans des lofts industriels rénovés, très présents à Gand.
Valeur actuelle : Une kast gantoise authentique du XVIIIe siècle en bon état se vend entre 2 500 et 8 000 euros selon la qualité de la sculpture, l’état de conservation et les dimensions. Les exemplaires exceptionnels peuvent dépasser 10 000 euros.
Les coffres de mariage
Les coffres (kisten) servaient traditionnellement à conserver le trousseau. Offerts lors du mariage, ils accompagnaient les jeunes épouses dans leur nouvelle vie.
Les coffres gantois se reconnaissent à :
- Leur construction en chêne massif à assemblages chevillés
- Leur face avant sculptée (motifs géométriques, floraux, parfois armoiries)
- Leurs ferrures imposantes (charnières, serrure centrale)
- Leurs initiales ou dates gravées
Particularité gantoise : Certains coffres portent des inscriptions en flamand ancien ou des maximes moralisatrices. Ces éléments linguistiques authentifient l’origine locale.
Valeur actuelle : 800 à 3 000 euros selon la qualité de la sculpture, l’état et la présence d’inscriptions identifiables.
Les tables à volets rabattables
Les tables à volets (klaptafels) représentent l’ingéniosité flamande face au manque d’espace. Ces tables, dont les plateaux latéraux se relèvent, passent d’une petite table d’appoint à une grande table de réception.
Les modèles gantois du XVIIIe et XIXe siècles présentent :
- Des pieds tournés en forme de balustre ou de spirale
- Des plateaux en chêne massif
- Des charnières en fer forgé soigneusement travaillées
- Un mécanisme de stabilisation des volets ingénieux
Ces tables polyvalentes séduisent aujourd’hui les acheteurs disposant d’espaces limités, nombreux dans le centre historique de Gand.
Valeur actuelle : 600 à 2 500 euros selon la taille, la qualité du tournage et l’état.
Les chaises à haut dossier
Les chaises gantoises des XVIIe et XVIIIe siècles se caractérisent par leurs dossiers hauts et droits, souvent sculptés, et leurs assises en paille ou cuir.
Les modèles typiques présentent :
- Dossier à panneaux sculptés ou ajourés
- Montants tournés
- Entretoise en H reliant les pieds
- Patine d’usage sur les accoudoirs
Particularité : Les chaises gantoises sont généralement plus robustes et lourdes que leurs homologues wallonnes, reflétant le goût flamand pour la solidité.
Valeur actuelle : 200 à 800 euros par chaise ; les séries complètes (6, 8 ou 12 chaises) atteignent des prix bien supérieurs à la somme des pièces individuelles.
La peinture flamande et gantoise
Les primitifs flamands et leurs héritiers
Bien que les grands primitifs flamands soient hors de portée du marché de particuliers (ils sont dans les musées), leurs successeurs et épigones du XVIe au XVIIIe siècle circulent encore.
Les tableaux recherchés à Gand :
- Scènes religieuses de l’école flamande (XVIe-XVIIe)
- Portraits de patriciens et bourgeois (XVIIe-XVIIIe)
- Paysages flamands avec moulins, canaux, kermesses
- Natures mortes (fleurs, gibier, vanités)
- Scènes de genre (intérieurs, tavernes, marchés)
Particularité du marché gantois : Les collectionneurs gantois manifestent un attachement particulier aux scènes représentant la ville elle-même : vues du Graslei, de la cathédrale Saint-Bavon, des canaux. Ces œuvres topographiques ont une valeur patrimoniale locale qui dépasse leur seule valeur artistique.
Les peintres gantois du XIXe siècle
Le XIXe siècle gantois produit plusieurs peintres de talent, aujourd’hui redécouverts :
Théodore Canneel (1817-1892) : paysages romantiques et scènes urbaines gantoises. Ses vues de Gand sous la neige ou au crépuscule séduisent particulièrement les collectionneurs locaux. Prix : 1 500 à 8 000 euros.
Jean-Baptiste de Jonghe (1785-1844) : portraits et scènes historiques. Moins connu internationalement, il reste prisé à Gand. Prix : 2 000 à 10 000 euros.
Émile Claus (1849-1924) : figure majeure du luminisme flamand. Né près de Gand, ses toiles baignées de lumière atteignent des prix élevés : 15 000 à 200 000 euros selon la période et la taille.
Les gravures et estampes
Les gravures anciennes représentant Gand constituent un marché accessible et dynamique. Les collectionneurs recherchent :
- Vues topographiques du XVIIe au XIXe siècle
- Plans anciens de la ville
- Gravures illustrant l’histoire locale (sièges, événements)
- Représentations de monuments disparus
Prix : 50 à 500 euros selon la rareté, l’état et la qualité artistique. Les pièces exceptionnelles dépassent 1 000 euros.
Ce que recherchent les acheteurs gantois
La réappropriation du patrimoine local
On observe depuis une vingtaine d’années un mouvement de réappropriation du patrimoine mobilier flamand par les Gantois eux-mêmes. Longtemps, le mobilier flamand partait vers Bruxelles, la Wallonie ou l’étranger, considéré comme trop massif ou rustique par les habitants locaux qui préféraient des styles plus « internationaux ».
Aujourd’hui, les jeunes générations redécouvrent la beauté et l’authenticité de ce mobilier. Plusieurs facteurs expliquent ce changement :
L’identité culturelle : dans un contexte de mondialisation, posséder des meubles locaux devient un marqueur d’identité et d’enracinement.
L’écologie : acheter des meubles anciens locaux plutôt que du mobilier neuf importé s’inscrit dans une démarche durable.
L’esthétique contemporaine : les intérieurs loft et minimalistes se marient parfaitement avec la sobriété des lignes flamandes et la patine du chêne ancien.
La qualité : face au mobilier actuel souvent médiocre, le mobilier ancien flamand offre une solidité et une longévité inégalées.
Les petits meubles fonctionnels
Le centre historique de Gand se caractérise par des habitations aux superficies limitées. Les acheteurs gantois privilégient donc :
Les petites commodes (80-100 cm de largeur) plutôt que les grandes commodes de château. Prix : 800 à 3 000 euros.
Les tables d’appoint et consoles qui ne monopolisent pas l’espace. Prix : 300 à 1 500 euros.
Les petites bibliothèques (moins de 2 mètres de largeur) adaptées aux appartements. Prix : 600 à 2 500 euros.
Les armoires à une porte plus faciles à intégrer que les monumentales kasten à quatre portes. Prix : 1 200 à 4 000 euros.
Les objets décoratifs à forte identité flamande
Au-delà du mobilier, les Gantois recherchent des objets qui évoquent l’histoire et l’art de leur région :
Faïences de Delft : bien que néerlandaises, ces céramiques ont toujours été populaires en Flandre. Assiettes, vases, carreaux décoratifs. Prix : 50 à 500 euros pièce pour les productions courantes, bien plus pour les pièces rares.
Cuivres flamands : chandeliers, bassines, mortiers en cuivre rouge ou laiton. Prix : 80 à 600 euros.
Étains anciens : plats, pichets, mesures. Prix : 50 à 400 euros.
Horloges comtoises flamandes : moins élaborées que les comtoises françaises, mais au charme rustique apprécié. Prix : 400 à 2 000 euros.
Textiles anciens : nappes en lin damassé, rideaux brodés, dentelles. Les dentelles de Gand, bien que moins célèbres que celles de Bruges, ont leurs amateurs. Prix : très variable selon la pièce.
L’art du XIXe et début XXe siècle
Les Gantois manifestent un intérêt croissant pour l’art de la Belle Époque et de l’entre-deux-guerres, périodes de prospérité pour leur ville.
Mobilier éclectique (néo-Renaissance, néo-gothique) : ces styles historicistes du XIXe séduisent par leur exubérance décorative. Prix : 500 à 5 000 euros selon la pièce.
Art nouveau : bien que moins représenté à Gand qu’à Bruxelles, l’Art nouveau a ses collectionneurs. Mobilier, luminaires, objets décoratifs. Prix : 300 à 10 000 euros.
Art déco : le style des années 1920-1930 connaît un regain d’intérêt. Meubles géométriques, luminaires, objets chromés. Prix : 200 à 5 000 euros.
Affiches publicitaires anciennes représentant des marques ou événements gantois. Prix : 50 à 800 euros.
Ce que vendent les Gantois
Le déstockage des maisons de famille
Gand, comme toute ville ancienne, connaît un renouvellement générationnel qui met sur le marché de nombreuses pièces anciennes.
Situation typique : les grands-parents décèdent, laissant une maison remplie de mobilier et d’objets accumulés sur plusieurs générations. Les héritiers, vivant souvent dans des appartements plus petits ou ayant déjà leur propre mobilier, doivent liquider.
Ce que nous trouvons régulièrement à Gand :
- Mobilier du XIXe siècle (chambres complètes, salles à manger)
- Services de table en porcelaine ou faïence
- Argenterie (couverts, services à thé)
- Pendules et horloges
- Tableaux anciens de qualité variable
- Bibelots décoratifs
- Livres anciens
Particularité gantoise : Les familles gantoises ont souvent conservé des meubles flamands traditionnels (kasten, coffres) dans les greniers ou caves, délaissés au profit de mobilier plus moderne au rez-de-chaussée. Ces pièces ressortent aujourd’hui et retrouvent une seconde vie.
Les collections spécialisées
Gand compte des collectionneurs passionnés qui, pour diverses raisons (déménagement, changement d’orientation, liquidation de succession), se séparent de leurs collections.
Collections fréquemment rencontrées :
- Faïences et porcelaines (Delft, Chine d’exportation, manufacture de Tournai)
- Argenterie flamande (couverts, objets religieux)
- Livres anciens sur l’histoire de Gand et de la Flandre
- Gravures et cartes topographiques anciennes
- Numismatique (monnaies gantoises anciennes)
- Horlogerie ancienne
Les raretés patrimoniales
Occasionnellement, des pièces exceptionnelles apparaissent sur le marché gantois :
Mobilier estampillé par un ébéniste gantois connu (rare mais existant pour le XIXe siècle)
Tableaux d’artistes gantois de premier plan (Théodore Canneel, Émile Claus)
Objets de corporations (enseignes, coffres, regalia) témoignant de l’histoire des métiers gantois
Argenterie religieuse provenant d’églises désaffectées ou de collections privées
Tapisseries anciennes (XVIIe-XVIIIe siècles) représentant des scènes flamandes
Ces pièces rares nécessitent une expertise pointue et atteignent des prix élevés, parfois plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Les spécificités du marché gantois
Une clientèle exigeante et connaisseur
Les acheteurs gantois, souvent descendants de familles ayant possédé des antiquités pendant des générations, ont développé un œil exercé. Ils ne se laissent pas séduire par des pièces médiocres ou surestimées.
Cette exigence pousse les antiquaires à proposer uniquement des pièces de qualité, correctement authentifiées et honnêtement présentées. Chez Baert Antiquités, nous avons appris à apprécier cette exigence qui élève le niveau du marché.
Le bilinguisme comme atout
Gand est une ville majoritairement néerlandophone, mais historiquement bilingue. Le marché de l’art reflète cette dualité linguistique.
Chez Baert Antiquités, notre capacité à communiquer tant en français qu’en néerlandais facilite les échanges avec notre clientèle gantoise. De nombreux Gantois apprécient qu’un antiquaire maîtrise les deux langues, signe de respect pour leur identité linguistique et culturelle.
Des prix intermédiaires entre Bruxelles et la Flandre rurale
Les prix pratiqués à Gand se situent généralement entre ceux de Bruxelles (plus élevés) et ceux de la Flandre rurale (plus bas).
Exemple : Une kast flamande du XVIIIe siècle en bon état vaudra :
- 3 500-5 000€ dans un village de Flandre orientale
- 4 500-7 000€ à Gand
- 6 000-10 000€ à Bruxelles
Cette différence s’explique par le niveau de vie, la densité de collectionneurs et la concurrence entre vendeurs.
Un marché local préservé
Contrairement à Bruxelles où le marché est très internationalisé, Gand conserve un marché relativement local. Les Gantois vendent à des Gantois, ou du moins à des Flamands.
Cette dimension locale crée une forme de « circuit court » de l’antiquité : les pièces restent dans la région, circulent entre familles, se transmettent. Cette continuité territoriale préserve le patrimoine local.
La concurrence des vide-greniers et brocantes
Gand et ses environs accueillent régulièrement des brocantes (rommelmarkten) et vide-greniers où particuliers et petits brocanteurs proposent leurs marchandises à des prix souvent attractifs.
Ces événements populaires créent une concurrence pour les antiquaires professionnels. Toutefois, ils jouent aussi un rôle positif en maintenant l’intérêt du public pour les objets anciens et en permettant la découverte de pépites.
Chez Baert Antiquités, nous visitons régulièrement ces brocantes pour repérer des pièces intéressantes mal identifiées par leurs propriétaires. Il nous arrive d’y découvrir des objets de valeur vendus pour quelques euros.
Les défis du marché gantois
La raréfaction des belles pièces
Comme partout en Europe, les pièces de grande qualité se raréfient à Gand. Les plus beaux meubles flamands, tableaux de maîtres et objets d’exception ont déjà été absorbés par les musées, les grandes collections privées ou le marché international.
Ce qui reste sur le marché local est de qualité plus variable. Trouver une kast du XVIIe siècle en parfait état devient rare. Les pièces disponibles nécessitent souvent des restaurations ou présentent des manques.
La concurrence internationale
Internet a mondialisé le marché de l’art. Un Gantois qui souhaite vendre un beau meuble peut désormais le proposer sur des plateformes internationales, court-circuitant le marché local.
À l’inverse, les acheteurs gantois peuvent acquérir des pièces du monde entier sans passer par les antiquaires locaux.
Cette internationalisation présente des avantages (plus de choix, meilleure information sur les prix) mais fragilise l’écosystème local des antiquaires de proximité.
L’évolution des goûts
Les goûts évoluent. Le mobilier massif flamand, longtemps délaissé, revient en grâce. Mais pour combien de temps ? Les modes passent.
Actuellement, le mobilier Art déco et mid-century connaît un engouement qui fait monter les prix. Le mobilier du XIXe siècle stagne ou baisse. Ces fluctuations rendent le marché imprévisible.
Les réglementations et la fiscalité
La législation sur le patrimoine, les exportations d’œuvres d’art, la fiscalité des transactions : autant de contraintes qui pèsent sur le marché.
La Belgique a la chance de conserver une fiscalité relativement souple pour les particuliers vendant leurs biens personnels (pas de taxation si vente occasionnelle de patrimoine familial). Cette situation favorable pourrait évoluer.
Comment Baert Antiquités intervient à Gand
Estimation et expertise à domicile
Nous nous déplaçons régulièrement à Gand et dans toute la Flandre orientale pour expertiser des collections, successions ou pièces individuelles.
Notre connaissance du mobilier flamand, notre expérience du marché local, notre capacité à communiquer en néerlandais font de nous des interlocuteurs privilégiés pour les Gantois.
Notre approche :
- Respect de l’identité culturelle flamande
- Connaissance des particularités du mobilier gantois
- Estimation honnête tenant compte du marché local
- Conseils personnalisés sur conservation, restauration ou vente
Achat direct
Nous rachetons régulièrement des pièces de qualité à Gand :
- Mobilier flamand ancien (kasten, coffres, tables)
- Tableaux d’artistes gantois ou flamands
- Argenterie
- Objets décoratifs de qualité
- Collections spécialisées
Notre offre tient compte de la valeur patrimoniale des pièces, pas seulement de leur valeur décorative. Nous payons comptant et organisons l’enlèvement.
Conseil en collection
Vous souhaitez constituer une collection de mobilier flamand ou d’art gantois ? Nous vous guidons dans vos acquisitions, vous aidons à identifier les bonnes pièces, à éviter les pièges et à construire un ensemble cohérent.
Mise en relation
Pour les pièces exceptionnelles (tableaux de maîtres, mobilier rare), nous pouvons vous mettre en relation avec des collectionneurs spécialisés ou des maisons de vente prestigieuses qui maximiseront leur valeur.
Exemples d’estimations à Gand
Voici quelques cas récents (anonymisés) illustrant la diversité des situations rencontrées à Gand :
Grande kast flamande à quatre portes (chêne massif, XVIIIe siècle, 2,30m x 2,10m) : belle sculpture, état correct avec quelques restaurations anciennes. Estimation : 4 500-6 500€. Rachetée par nos soins à 5 000€.
Service de table en porcelaine de Tournai (XIXe, 72 pièces, décor polychrome) : complet, excellent état. Estimation : 1 200-1 800€. Mis en vente pour le compte du client.
Tableau de Théodore Canneel (huile sur toile, 60x80cm, vue du Graslei en hiver) : signé, bien conservé. Estimation : 3 500-5 500€. Orienté vers une vente aux enchères spécialisée.
Ensemble de six chaises gantoises (chêne, XVIIIe, dossiers sculptés) : deux chaises restaurées, quatre d’origine. Estimation : 1 800-2 800€ l’ensemble. Rachat direct.
Coffre de mariage daté 1687 (chêne, face sculptée, inscription en flamand ancien) : belle pièce authentique, légère vermoulure traitée. Estimation : 2 200-3 200€. Rachat.
Horloge comtoise flamande (XIXe, mécanisme complet, caisse peinte) : marche correcte. Estimation : 600-900€.
Ces exemples montrent la variété des pièces circulant à Gand et l’importance d’une estimation précise au cas par cas.
Conseils pour vendre ou acheter des antiquités à Gand
Pour les vendeurs
Faites expertiser avant de vendre : ne vous fiez pas aux estimations approximatives. Une pièce que vous croyez banale peut avoir de la valeur, et inversement.
Ne bradez pas le patrimoine familial : nous voyons régulièrement des pièces gantoises de qualité vendues pour rien parce que les héritiers ignoraient leur valeur.
Privilégiez les acheteurs locaux : vendre à un antiquaire gantois ou flamand permet souvent aux pièces de rester dans la région.
Regroupez les objets : un ensemble cohérent (salle à manger complète, collection) vaut plus que des pièces dispersées.
Soyez transparent : indiquez honnêtement les restaurations, les manques, les doutes sur l’authenticité. L’honnêteté facilite les transactions.
Pour les acheteurs
Éduquez votre œil : visitez les musées gantois (STAM, MSK), les brocantes, les antiquaires. Développez votre sens esthétique avant d’acheter.
Privilégiez la qualité : mieux vaut une belle pièce que trois médiocres. Le mobilier de qualité conserve ou prend de la valeur, le médiocre en perd.
Vérifiez l’authenticité : méfiez-vous des « bonnes affaires » trop belles. Faites expertiser les pièces importantes avant achat.
Pensez à l’intégration : achetez des meubles adaptés à votre espace. Une kast de 2,50m ne passera peut-être pas dans votre appartement.
Documentez vos achats : conservez factures, certificats, historique. Cette documentation valorisera votre collection.
Restaurez intelligemment : une restauration légère et respectueuse ajoute de la valeur. Une restauration lourde la détruit. Consultez un professionnel.
L’avenir du marché gantois
Le marché des antiquités à Gand connaîtra probablement plusieurs évolutions dans les années à venir :
Poursuite de la réappropriation du patrimoine local : les jeunes générations gantoises continueront vraisemblablement à redécouvrir et valoriser leur patrimoine mobilier.
Digitalisation accrue : les ventes en ligne se développeront, modifiant les circuits traditionnels.
Exigence de traçabilité : les acheteurs demanderont de plus en plus de preuves d’authenticité et de provenance.
Valorisation du « local » : dans un monde globalisé, posséder des pièces locales documentées deviendra un argument de vente fort.
Évolution des styles recherchés : les goûts continueront d’évoluer. Le mobilier mid-century et le design du XXe siècle gagneront probablement en importance.
Chez Baert Antiquités, nous nous adaptons à ces évolutions tout en conservant nos valeurs : expertise rigoureuse, honnêteté, respect du patrimoine et des personnes.
Conclusion : Gand, un marché d’avenir pour les antiquités
Gand possède un marché des antiquités dynamique, porté par un patrimoine exceptionnel, des collectionneurs avertis et un regain d’intérêt pour l’identité culturelle flamande.
Le mobilier gantois traditionnel, les tableaux d’artistes locaux, les objets témoignant de l’histoire de la ville : tous ces éléments constituent un marché spécifique, différent de Bruxelles ou du Hainaut.
Chez Baert Antiquités, notre connaissance approfondie de ce marché, notre respect de l’identité gantoise, notre capacité à opérer en néerlandais et notre expérience de plus de 25 ans font de nous des partenaires privilégiés pour les amateurs d’antiquités gantois.
Que vous souhaitiez vendre un héritage familial, faire expertiser des pièces anciennes, ou constituer une collection de mobilier flamand, nous sommes à votre disposition à Gand et dans toute la Flandre orientale.
L’art et le patrimoine gantois méritent l’expertise. Faites confiance à Baert Antiquités pour révéler la valeur de vos trésors flamands.




